Les petits focus
Petit format et jauge restreinte (trentaine de personnes) mais gros sujets, les petits focus sont complémentaires des conférences.
VENDREDI
20h30/21h30 : Projet Cigéo : quelles conséquences pour les travailleurs/euses ?
La poubelle n’est pas encore construite mais des nuisances variées existent déjà, dont certaines plus spécifiques aux salarié-es. D’autres sont-elle à craindre ? L’ANDRA hasarde que, pendant l’exploitation, les impacts de Cigéo sur la santé humaine seront très faibles. Or on sait que la santé des travailleurs (la plupart du temps précaires) dans le cycle du nucléaire est impactée (Niger, Malvesi, Marcoule, centrales, transport des matières radioactives).
Il s’agira au cours de cette table ronde d’échanger des informations sur ces aspects et de mettre en évidence les risques sur la santé des travailleurs, ce au-delà des déclarations vagues et lénifiantes de l’ANDRA.
Avec Xavier (Sud Energie et Cedra) et Antoine (Solidaires Meuse)
SAMEDI
10h30/12h : Essais nucléaires : histoire, résistances et solidarités
La France a réalisé 210 essais nucléaires dans ses colonies. Résistance et répression ont été effacées de la mémoire collective. Discussion à partir de lecture de textes de survivant·es des expérimentations nucléaires.
Avec Abdou et Lena (auteur d’un recueil autour des essais nucléaires)
19h30 / 20h30 : Comment se servir d’un compteur Geiger
Atelier : La radioactivité, elle se mesure et comment ?
Notions de base sur la radioactivité,
Radioactivité naturelle,
Radioactivité artificielle
Effectuer des mesures avec un radiamètre,
Interpréter les résultats,
Champ d’application et limites de l’appareil.
Avec Roland Desbordes, CRIIRAD (Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité)
20h30/21h30 : Répondre à son tonton Janco
Jancovici, il est partout, on l’entend partout mais il pourrait bien raconter un tas de bobards avec assurance sur le nucléaire !
Avec le Réseau Sortir du nucléaire
DIMANCHE
9h30/10h30 : Territoires dénaturés
Cette enquête met en images les problèmes soulevés à chaque étape de l’industrie nucléaire, de la mine au déchet.
Avec Nicolas Gallon, photographe, autour du livre-enquête "territoires dénaturés"
11h30/12h30 : Des déchets radioactifs dans ma cuisine ?
Depuis des décennies les industriels du nucléaire français veulent recycler leurs déchets les moins radioactifs.
Grâce aux mobilisations citoyennes, c’est interdit. Mais un décret de 2022 permet de contourner l’interdiction inscrite au Code de la Santé Publique.
Pour minimiser et banaliser le risque radioactif, donner une image positive de leurs activités en recyclant, ces industriels occultent les risques d’exposition de la population à la radioactivité lorsque ces déchets sont recyclés pour un usage dans le domaine public. C’est ce qui est prévu à Fessenheim avec le projet de Technocentre porté par EDF.
Pollution de l’air, de l’eau, des sols. Exposition des travailleurs au risque d’irradiation et de contamination. Exposition de la population à des doses cumulatives par dissémination volontaire, généralisée et irréversible d’éléments radioactifs dans les objets de la vie quotidienne.
Stop Fessenheim s’appuie sur les recherches et alertes de scientifiques indépendant.es pour lutter contre ce projet.
Avec Stop Fessenheim, Danièle Cour
12h30/13H30 : Brief légal
La legal team de Bure aborde les sujets de la surveillance, du contrôle d’identité et de la vérification d’identité et répond aux questions.
17h30 / 18h30 : Intelligence artificielle et énergie nucléaire : déréguler pour imposer
Saviez-vous que les grands acteurs du numérique projetaient de construire des centrales atomiques petites et grandes en quatrième vitesse ? Que les modèles d’IA ne servent pas qu’à écrire des rédaction de lycée ou à faire des vidéos de chats qui dansent, mais aussi à valider à l’arrache des dossiers de sûreté nucléaire grâce à la montée du technofascisme ?
À Bure, comme à bien d’autres endroits, un projet de datacenter semble se profiler et les mirages des petits réacteurs nucléaires modulaires (SMR) engloutissent des milliards d’euros et menacent de nouvelles régions. Pour préparer nos mobilisations futures, nouer de nouvelles alliances, il paraît nécessaire d’étudier le développement et les imbrications de ces nouvelles technologies et de l’idéologie qui les sous-tendent.
Par un camarade de Bure