CONFERENCES / ECHANGES

En 2021, gros focus sur la problématique de l’eau, qui pourrait être mise en danger si Cigéo est autorisé. Mais pas que...

VENDREDI 6 AOUT > 18h30-20h00
CIGEO, projet d’utilité publique ? Toutes les raisons de la contestation
Le point d’actualité avant l’enquête publique prévue pour septembre 2021
Par des membres des collectifs Burestop55 et Cedra52, de Meuse Nature Environnement, de France Nature Environnement et un journaliste.
Analyse de l’étude d’impact par l’Autorité environnementale, réserves émises par les collectivités, insuffisances du projet Cigéo, perspectives de l’enquête publique à venir, point sur la concertation locale entreprise depuis deux ans... Décryptage des étapes (DUP/DAC) et de la phase-pilote qui s’annonce et qui a fait l’objet d’une très surprenante conférence de citoyen-nes organisée par l’Andra.

SAMEDI 7 AOÛT > 10h30-12h00
Cigéo ou le plus gros chantier du siècle : construction et exploitation, quels enjeux ?
Par Julien Baldassarra (Réseau "Sortir du nucléaire")
Pharaoniques, les travaux du projet Cigéo auraient un impact négatif sur le territoire et ses habitants. Gourmand en eau, énergivore et dépendant de nombreux matériaux, le chantier du projet d’enfouissement des déchets radioactifs à Bure serait le plus important d’Europe, un des plus coûteux, mais aussi le plus long, puisque les travaux dureraient 150 ans. Pendant la phase de travaux puis en période d’exploitation, quels seraient les enjeux pour les habitants de Meuse/Haute-Marne, notamment en matière de transports des déchets radioactifs si le site voyait le jour ? Venez découvrir les multiples risques intrinsèques à un projet trop complexe et comment sa mise en place bouleverserait profondément la vie d’une région toute entière.

SAMEDI 7 AOUT > 14h/15h30
Cigé-eau
Par Romain Virrion / Association Aguas Claras, diplômé de l’Ecole Universitaire d’Ingénieurs de Lille (génie civil) et de l’université d’Avignon (hydrogéologie et environnement)
Des venues d’eau dans les ouvrages surface-fond, des pompages permanents pendant 150 ans, des rejets en surface, des karsts en formation où l’eau circule rapidement à plus de 300 m sous terre...
Les descenderies de Cigéo, qui sont les éléments clés de la phase pilote, sont des tunnels incliné de large diamètre et longs de plusieurs kilomètres. Ces descenderies intercèptent en particulier les calcaires de l’Oxfordien sur près de 300 mètres d’épaisseur. Si les perméabilités retenues lors des premiers forages de l’ANDRA pour cette formation géologique étaient faibles, les nombreuses investigations complémentaires en 2003 et 2008 démontrent que l’Oxfordien présente régulièrement des circulations préférentielles rapides dans des fractures en profondeur qui invalident les faibles valeurs de perméabilité initialement retenues. La caractérisation plus précise de ce karst en cours de formation interroge sur la faisabilité de Cigéo :
- en construction, ces singularités hydrogéologiques renforcent les aléas et les contraintes de creusement des ouvrages surface-fond.
- en exploitation, les pompages permanents dans les ouvrages pour évacuer ces eaux d’infiltration impliquent une gestion constante des rejets en surface et des risques supplémentaires au fond.
- après fermeture, comment évolueront les karsts sous couverture de l’Oxfordien sous la zone de Bure ? Dans 10 000 ans, 50 000 ans, 100 000 ans, quelles seront les vitesses de circulation de l’eau dans les fissures, fractures, dissolutions et cavités générées au fil du temps dans ces formations calcaires ? Quels impacts à long terme sur la dispersion des radionucléides ?

SAMEDI 7 AOUT > 16h/17h30
Vittel/Nestlé - Bure/Andra : quelles similitudes ?
Par Bernard Schmidt et Renée-Lise Rothiot des Collectif eau 88 / L’eau qui mord
Vittel et Bure sont distantes de 60 km à vol d’oiseau.
A Vittel, Nestlé extrait l’eau. A Bure, l’Andra veut enfouir des déchets nucléaires. A priori, ces deux types d’activité industrielle n’ont rien à voir.
Si leurs finalités sont différentes, leurs méthodes sont pourtant similaires : contrôle territorial, sur-exploitation des ressources, accaparement des terres, verdissement, soft-power, pseudo-démocratie, corruption…
Et toutes deux mettent en danger un bien commun vital : l’eau des habitants. Par épuisement des nappes ou par pollution ou les deux à la fois.

SAMEDI 7 AOUT > 18h/19h30
L’ambition de l’Etat de faire de notre territoire un lieu désertifié dédié à un nucléaire mortifère n’est pas une fatalité, petit tour d’horizon d’initiatives vivantes ici et ailleurs
Par des acteurs locaux et autres
L’Autorité environnementale recommandait, début janvier 2021, de limiter durablement la démographie localement, l’actuel projet de développement du territoire augmentant le risque d’exposition de la population à la radioactivité. Donnons la parole aux acteurs de terrain qui oeuvrent à des initiatives vivantes et refusent un avenir non partagé, tracé pour eux au nom d’intérêts économiques dépassés.

DIMANCHE 8 AOUT > 10h30/12h
Comment s’organiser contre la nucléarisation forcée du territoire ?
Par le Cedra52, des représentants des lutte contre les projets Derichebourg à Gudmont-Villers, Unitech à Joinville, Bamas à Saint-Dizier, suivi de témoignages/prise de parole d’élus locaux
Des projets récents d’installations nucléaires repoussés en Haute-Marne aux questionnements actuels autour de l’opposition locale à Cigéo...
Quels enseignements à tirer des luttes menées récemment contre ces projets pour mener celle contre Cigéo ?

DIMANCHE 8 AOUT > 13h30 / 14h30
Potentiels géothermiques sous Bure : grâce à l’expertise indépendante leur existence a été reconnue. Et après ?
Par Romain Virrion et Christine Heimlich, Ingénieure en géophysique et cartographie, Docteure en sciences de la Terre et de l’environnement, Spécialisée en géodynamique
Quels risques l’installation de Cigéo à l’aplomb engendrerait-elle à court et très long terme ?

DIMANCHE 8 AOUT > 15h / 16h30
Les normes sur la radioactivité dans l’eau du robinet protègent-elles la santé des consommateurs ?
Par Roland Desbordes / CRIIRAD (Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité)
La radioactivité se retrouve dans l’environnement (rivières, nappes...).
Pour l’eau du robinet, des normes européennes existent pour protéger le consommateur mais ne sont pas adaptées. Exemples à partir des cas de de Soulaines et de la Vallée du Rhône.
Toutes les grosses installations nucléaires sont autorisées à effectuer des rejets de liquides radioactifs dans les fleuves ou la mer. Une fois libérés dans l’environnement ces polluants peuvent migrer jusque dans les eaux distribuées par les réseaux. Des « normes » ont été établies pour soit disant garantir la santé des consommateurs. Il est nécessaire d’en décrypter le contenu pour s’apercevoir que les garanties vantées sont loin d’être la réalité. Comment on passe de « pollutions légales » à des « limites » qui n’en sont pas vraiment, à une protection en trompe l’œil ?

DIMANCHE 8 AOUT > 17h/18h30
Le nucléaire, une fausse solution face au changement climatique
Par Nicolas Nace / Greenpeace France
Le nucléaire est présenté par certain·es comme une solution miracle face au réchauffement planétaire. Quel est son réel rôle face à cette urgence ? Quelles sont les alternatives ? Qu’en pense le GIEC ?
L’Autorité environnementale recommandait, début janvier 2021, de limiter durablement la démographie localement, l’actuel projet de développement du territoire augmentant le risque d’exposition de la population à la radioactivité. Donnons la parole aux acteurs de terrain qui oeuvrent à des initiatives vivantes et refusent un avenir non partagé, tracé pour eux au nom d’intérêts économiques dépassés.